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5 points essentiels à préparer pour un entretien de recrutement

Parce qu’aller à un entretien de recrutement sans se préparer, c’est un peu comme jouer au loto…

Parce qu’en fait il suffit de bien préparer quelques points clés pour marquer des points auprès du recruteur…

Voici quelques points essentiels à préparer avant de vous présenter à un entretien de recrutement.

S’il y a bien un point que vous pouvez préparer facilement, c’est la présentation de votre parcours. En effet, qui, à part vous, peut le mieux expliquer votre trajectoire, vos choix, vos réussites, vos éventuels échecs, vos réalisations…

Attention à ne pas partir dans un long monologue reprenant tout votre parcours sans sélectionner l’information pertinente à délivrer. Si vos premières années professionnelles n’ont pas grand chose à voir avec le poste pour lequel vous avez candidaté, faites rapide. Exemple : « Après des premiers postes dans le domaine commercial, j’ai choisi en 2010 de réorienter mon parcours dans l’événementiel ». Dans cet exemple, et si je candidate sur de l’événementiel, je n’ai pas de raisons de m’attarder sur mon premier parcours comme commercial.

Par contre, l’un de vos postes précédents est très similaire à celui auquel vous postulez, alors vous vous y arrêtez assez longuement pour expliquer ce que vous avez réalisé à ce poste, ce que vous y avez appris, et vous essayez de faire le lien avec les missions du poste auquel vous candidatez.

Attention, en sélectionnant l’information, à ne pas limiter votre parcours à un poste ou deux. Il faut seulement, comme pour le CV, savoir passer du temps ce qui représente des atouts pour le poste que vous convoitez. Le recruteur doit aussi comprendre la dynamique générale de votre parcours, ce qui vous a motivé à changer, à évoluer, etc.

Un déroulé chronologique de votre parcours est facile à suivre, à la fois pour vous et le recruteur. Attention juste (oui, je sais, je me répète) à sélectionner l’information, à passer vite sur ce qui n’a pas d’intérêt pour votre recruteur et à vous attarder sur ce qui peut être utile pour lui.

Dites-vous également que, si un point a interpelé le recruteur, il y reviendra par ses questions. Mais il est important aussi de lui donner suffisamment de matière à questionner…

Petite méthode simple pour valoriser vos expériences professionnelles les plus significatives. Essayez pour les différents postes de préciser : quelle était la finalité/les objectifs de ce poste, vos principales missions, ce que vous y avez appris et/ ou les compétences que vous avez utilisées. S’il y a des réussites particulières sur les postes, n’hésitez pas à les mentionner.

Exemple : « sur ce poste, j’avais comme mission de garantir le bon fonctionnement du système d’information et d’accompagner les utilisateurs (objectifs principaux du poste). A ce titre, j’assurais la maintenance et la correction des logiciels, je contrôlais les données. Pour l’accompagnement des utilisateurs, j’ai eu l’occasion de construire des formations et de les animer (missions…), ce qui m’a beaucoup plus car (etc etc). Ce poste m’a permis de consolider mes acquis dans … » (motivations et acquis sur ce poste).

Autre partie qu’il faut savoir exprimer très clairement : vos motivations pour le poste, et au-delà ce que vous recherchez dans le changement que vous amorcez.

Vous devez être capable de répondre aux questions du type : « qu’est-ce qui vous amène à vouloir changer de poste ? » . « Pourquoi avoir candidater sur ce poste / dans notre structure ». Si vous séchez en lisant ces questions, alors prenez tout de suite le temps d’y travailler un peu.

Il y a souvent deux versants dans nos motivations :

  • d’une part nous souhaitons souvent quitter un poste ou une structure qui ne nous convient plus pour diverses raisons : on s’ennuie, on ne s’entend plus avec son responsable, on n’est plus en phase avec les objectifs. On peut aussi tout simplement sentir que l’entreprise ne va plus bien et qu’il vaut mieux partir. Ou bien on est tout bonnement licencié. D’autres peuvent être dans des situations qui les ont fragilisés personnellement (épuisement professionnel, relation très problématique avec la hiérarchie ou des collègues…)
  • d’autre part nous nous projetons dans un autre avenir dont nous attendons une situation positive : de nouvelles compétences, découvrir un nouvel environnement professionnel, s’orienter différemment, s’ouvrir de nouvelles perspectives. Une envie d’ailleurs…

Donc, vous avez plusieurs points à travailler sur vos motivations :

  • quelle est mon envie pour la suite de mon parcours ?
  • en quoi mon poste actuel ou mon employeur n’y correspond pas ?
  • en quoi le poste auquel je candidate y répond ?

Si vous êtes au clair sur ces points, vous saurez répondre aux différentes questions sur vos motivations : les questions de base évoquées plus haut « pourquoi vous candidatez sur ce poste ? chez nous ?) mais aussi les objections (« vous me dites que vous cherchez telle chose mais je sais que votre entreprise a justement un projet de développement à ce sujet, alors je ne comprend pas ».)

Les candidats sont parfois gênés dans l’expression de leurs motivations lorsqu’ils sont dans une situation qu’ils vivent difficilement. Licencié depuis plusieurs mois (on a juste envie de répondre qu’on cherche à travailler à nouveau), ou en guerre totale avec son chef (j’irai n’importe où pour ne plus bosser avec lui…). Il faut quand même réussir à indiquer ce que vous recherchez pour l’avenir et en quoi l’entreprise auprès de laquelle vous candidatez y correspond. Donc ne faites pas l’impasse.

J’ai aussi souvent accompagné des personnes qui avaient traversé ou était encore dans une période déstabilisante, avec des arrêts de travail à cause de la charge de travail ou un climat de travail délétère. Ces périodes peuvent abîmer la confiance en soi et rendre plus sensible aux émotions. L’entretien de recrutement inquiète souvent ces personnes pour qui, pourtant, il devient absolument nécessaire de bouger. Pour ces personnes, la préparation leur permettra justement de « rôder » leur discours, d’éviter les termes ou phrases qui viennent réactiver les émotions douloureuses. Cela permet aussi de commencer à se projeter dans une autre situation plus favorable.

Cela arrive encore de recevoir en entretien des candidats qui avouent ne pas connaître la structure et ne pas s’être renseigné avant de venir (et j’avoue avoir du mal à comprendre ça…).

Rassurez-vous tout d’abord : aucun recruteur n’attend de vous une compréhension parfaite de l’entreprise, une connaissance des chiffres d’affaires des 5 dernières années, etc.

Mais vous devez pouvoir apporter quelques éléments si l’on vous demande « Que connaissez-vous de notre entreprise / structure ». Le secteur d’activité, la taille de l’entreprise, si c’est une entreprise récente ou non, si l’entreprise communique sur des points spécifiques de son offre ou de sa stratégie : autant d’informations que vous trouverez en deux minutes sur le site de n’importe quelle entreprise communiquant sur internet.

Concernant le poste, les recruteurs les plus malins ne vous présenteront pas tout de suite le poste et ses attendus mais vous demanderont plutôt « Qu’avez retenu du descriptif du poste dans l’annonce / quelle est votre lecture de ce poste / des attentes ». Vous pouvez avoir l’annonce avec vous en entretien bien sûr, mais entraînez vous à résumer et commenter ce que vous avez compris du poste (les missions, les attentes, et les compétences qui semblent attendues sur ce poste). En fait on attend de vous que vous soyez en capacité de reformuler à votre manière le poste. Ne sous-estimez pas cet aspect, car la manière dont vous reformulez montre ce que vous avez vraiment compris du poste, et parfois, il arrive qu’on ait compris uniquement ce que l’on voulait… Dans ce cas, cette question permettra ensuite au recruteur de vous repréciser les attentes.

Pendant un entretien, le recruteur va aussi évidemment chercher à comprendre les compétences que vous avez à lui proposer pour le poste.

Donc, pour savoir répondre à toutes les questions qui tournent autour des compétences, soyez au clair sur : les compétences qui semblent attendues sur le poste, et celles dont vous disposez qui répondent à ces attentes. Peut-être identifiez-vous aussi d’autres compétences qui peuvent être pertinentes pour ce poste, n’hésitez pas à les valoriser en entretien.

Quand on présente ses compétences, il est toujours préférable de pouvoir les illustrer par un exemple. Ainsi, à une question comme « avez-vous déjà conduit des projets », enchaînez directement « oui, par exemple cette année j’ai conduit tel projet pour lequel j’ai établi le planning, construit et coordonné l’équipe projet, etc. ».

Pour évaluer les compétences, le recruteur va aussi vous poser des questions de mise en situation : soit des situations qu’il vous décrit et sur lesquelles il vous demande ce que vous feriez, soit des questions où il vous demande si vous avez déjà été confronté à telle situation et si oui comment vous avez géré.

Si vous avez, en amont de l’entretien, bien lu l’annonce, bien compris les compétences attendues, et réfléchit aux compétences que vous avez à proposer, vous saurez plus facilement répondre à toutes les questions autour de vos compétences.

Un entretien de recrutement, c’est avant tout une rencontre entre deux professionnels, qui ont chacun intérêt à ce que l’entretien se passe bien. Rappelez-vous toujours cela, ne serait-ce que pour faire baisser la pression.

Aussi, pour que vous passiez un moment dont vous ressortirez satisfait, même si ça n’aboutit pas, préparez votre entretien. Il n’y a rien de plus désagréable que de sentir qu’on est passé à côté et qu’on aurait pu faire mieux, dire plus de chose, etc.

Je vous rappelle quelques questions de base qui vous serviront de fil conducteur :

  • « parlez-moi de vous et de votre parcours »
  • « qu’est-ce qui vous a conduit à répondre à notre annonce »
  • « que connaissez-vous de notre entreprise »
  • « que pensez-vous apporter sur ce poste »