Projet professionnel

Explorer ses aspirations avec les archétypes

Lorsque l’on entame une réflexion sur son évolution professionnelle, il est important de prendre le temps de bien cerner ses aspirations. Pour le faire, de nombreux exercices peuvent être proposés pour vous aider à mettre des mots et explorer des dimensions de vous sur lesquelles vous vous arrêtez peut-être peu.

Parmi ces exercices, j’aime beaucoup proposer le petit exercice ci-dessous. Il est adapté d’un exercice de Jean Monbourquette, homme multi-facette (prêtre, psychologue, auteur) qui a notamment écrit le formidable ouvrage A chacun sa mission.

Dans un village imaginaire, vous allez croiser les différents personnages ci-dessous. Parmi eux, lesquels vous inspirent ? Ou vous ressemblent ? Ou vous attirent, que vous vous en sentiez proche ou très éloigné(e) ? A la place desquels aimeriez-vous être ? Listez-les, ainsi que les mots-clés qui vous parlent particulièrement (n’hésitez pas à surligner ces mots clés). A la fin de l’exercice, que disent de vous les mots clefs que vous avez sélectionnés ?

Le sage

L’homme ou la femme de bon conseil, le maître, le vieux ou la vieille sage, etc. Il possède une connaissance profonde des êtres. Il communique son expérience avec respect et considération. On vient le consulter en toute confiance, on lui livre ses secrets ou questionnements les plus profonds.

Le chef

Le roi, l’homme politique, le gouvernant, le chef d’entreprise… Il aime mener, conquérir et dominer ; il est charismatique et il a l’art de conduire les personnes. Il sait prendre les bonnes décisions pour conduire les affaires et la vie du village.

Le mentor

L’accompagnateur, l’éducateur attentif. Il sait encourager les personnes, leur montrer le chemin à suivre pour grandir. Il se réjouit des succès de ses disciples qu’il conduit avec respect et discrétion.

Le parent protecteur

Celui qui prend soin des autres, un aidant attentif, un gardien, etc. Il est constamment attentif aux besoins des autres. Il veille à leur procurer le confort physique et psychologique.

Le directeur 

L’organisateur, le gestionnaire rigoureux. Il aime les responsabilités qui font appel à sa qualité d’organisateur ; il dicte les règles de bon fonctionnement et transmet les bonnes manières de faire ; il aime remettre de l’ordre dans une situation chaotique.

Le guérisseur 

Le médecin, le chaman, le sorcier. Il s’intéresse à toutes les maladies et aux diverses guérisons, qu’elles soient d’ordre physique, psychologique ou spirituel. Il a une approche holistique. Il aime autant prévenir que guérir, et comprendre ce qui concourt au mal-être et à la maladie chez une personne.

Le marchand

Le commerçant, le négociant, il a plaisir à proposer ses biens et ses services à la communauté et à leur proposer une échoppe propre et accueillante. Il se réjouit des discussions et négociations, il sait promouvoir ses biens et services, mais veille aussi à bien comprendre le besoin de ses clients.

L’artiste 

Il est fasciné par tout ce qui est beau et est très sensible à la beauté des choses, des lieux, des personnes… Il est aussi critique d’art ou esthète. Il peut être lui-même créateur, répondant ainsi à une pulsion créative, un besoin de faire émerger une œuvre.

Le chercheur 

Le scientifique, le savant, l’éternel questionneur. Il est curieux et il cherche à tout savoir ; il s’applique à découvrir l’endroit et l’envers des choses, il aime étudier et comprendre tous les phénomènes.

Le disciple 

L’éternel étudiant, l’adepte, le fan. Il est sans cesse à la recherche d’un maître ou d’un guru. Il est dévoré par une soif insatiable de progresser sous la direction d’un maître.

Le magicien

Il aime le merveilleux, le surnaturel, et l’extraordinaire. Il désire acquérir la connaissance des lois naturelles et surnaturelles ; il sait les manier. Il est prestidigitateur.

Le psychologue

Il s’intéresse aux comportements des humains. Il cherche à découvrir leurs motivations conscientes et inconscientes. Il aime à interpréter les dynamiques internes des personnes, et les guider vers une vie plus consciente.

L’ambassadeur 

Le négociateur, le conciliateur, l’entremetteur, l’affairiste. Il se sent bien dans son rôle de médiateur. Il est éveillé et il sait découvrir et faire coïncider les besoins des parties concernées.

Le chasseur

Le coureur des bois, le connaisseur des secrets de la nature. Toujours pratique et astucieux, il sait survivre dans la nature inhospitalière.

Le fou 

Le fou du roi, le joueur de tours, le bouffon, le caricaturiste, l’humoriste. C’est un personnage qui fait rire, mais, en le faisant, il révèle des vérités qu’on tient à garder secrètes. 

Le héros 

C’est généralement quelqu’un qui se charge de sauver sa communauté, ne craignant pas d’affronter de graves dangers. Souvent naïf, courageux et innocent, il le fait d’une façon généreuse. Il attire l’admiration sans la rechercher. Il y a beaucoup d’altruisme en lui et de dévouement.

Le guerrier 

Le militaire, le soldat, le samouraï, le policier, etc. Il est prêt à se battre pour défendre son peuple, ses valeurs, et faire respecter la loi et la justice. Il peut faire preuve d’une franchise brutale, car il ne peut pas se permettre de s’illusionner devant le danger que représente l’ennemi. Il est incorruptible et fait passer son devoir avant tout.

L’amoureux

Il se distingue par sa chaleur humaine, son ouverture et son désintéressement. Entretenir l’amour ou l’amitié est la priorité de sa vie. Il cultive la douceur et cherche à créer du lien entre les uns et les autres.

Le contemplatif

Le mystique, le prêtre, le moine, etc. Sa vie est orientée vers la contemplation des réalités spirituelles, il est en retrait de la vie du village.

Le technicien

Bricoleur-né à l’esprit tourné sur la technique et les technologies, il construit, répare, recycle des appareils et installations en tout genre, et dépanne l’ensemble de la communauté.

Le prophète

Le devin, le voyant. Il interprète des signes qui lui permettent de prédire l’avenir. Il perçoit entre les êtres des relations que les autres ignorent. Il est connecté à des énergies subtiles, il perçoit ce qui échappe aux autres.

Cet exercice seul ne peut pas tout dire de vous, il est à inscrire dans une démarche plus globale d’exploration de soi.

Pour autant, qu’est-ce que vos attirances pour certains archétypes dit de vous et de vos envies ? Pour ceux qui vous ressemblent, quels sont les caractéristiques que vous revendiquez le plus ?

Vous pouvez retrouver la version imprimable de cet exercice ici :

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4 conseils pour un CV efficace

Et voilà, vous souhaitez vous lancer dans une recherche d’emploi, et vous devez donc réaliser votre meilleur CV. Alors voici quelques conseils pour gagner du temps et réaliser un CV efficace.

Accordez tout d’abord une attention au format de CV que vous choisissez, aux couleurs et aux rubriques que vous y faites figurer notamment. Il est bien connu qu’en première lecture un recruteur passe peu de temps sur un CV, donc il est nécessaire de rendre vite repérables les informations essentielles.

Côté rubrique, les incontournables sont :

  • vos coordonnées de préférence en haut,
  • un titre : en général il correspond au type de poste sur lequel vous candidatez,
  • vos expériences professionnelles,
  • vos formations (initiales et continues, en choisissant dans les formations continues celles qui ont apporté une certification ou à défaut qui sont suffisamment consistantes pour figurer sur le CV et en lien avec le poste auquel vous candidatez),
  • vous pouvez aussi avoir une rubrique « compétences ».

Côté couleurs, évitez qu’il y en ait trop. Un CV avec une ou deux couleurs dominantes bien utilisées pour souligner les titres ou marquer les rubriques, c’est suffisant. Évitez que votre CV ne pique les yeux du recruteur. Évidemment, ce conseil est à adapter selon votre domaine d’activité, car la créativité et l’originalité seront davantage attendues quand on travaille par exemple dans la communication.

La photo sur le CV est en fait un non-sujet, et il n’y a aucune obligation d’en mettre une.

Les plus : dans une approche visuelle et marketing, il est intéressant de mettre votre photo, cela permet d’associer un CV à un visage, cela humanise le CV. Si vous mettez une photo, choisissez en une professionnelle (pas de lunettes de soleil sur la tête par exemple, si si déjà vu…) et souriante. Personnellement, je préfère mettre une photo sur mon CV.

Les moins : il n’y a pas vraiment de points négatifs dans le fait de mettre votre photo sur un CV, tant que vous la choisissez correctement. Certains, pour éviter toute discrimination, préfèrent ne pas la mettre, c’est un argument qui se tient (malheureusement). D’autres n’ont tout simplement pas envie d’en mettre, ou ne se plaisent pas en photo, et c’est OK aussi.

Moralité : à vous de choisir, c’est votre CV et votre visage, donc il faut que vous soyez à l’aise avec le fait de mettre, ou non, votre photo.

Quelques règles pour valoriser vos expériences professionnelles :

  • bien sûr on commence par l’expérience actuelle ou la plus récente, l’ordre antéchronologique est de mise sur le CV
  • pour chaque expérience on indique : dates, intitulé de poste, employeur, ville ou département
  • puis on présente les principales missions de son poste : le lecteur doit comprendre rapidement les finalités principales de vos postes, vos niveaux de responsabilités…Quelques-unes suffisent, il vous faut sélectionner et résumer les informations, je sais c’est toujours difficile…
  • vous pouvez donner des volumétries telles que (à adapter en fonction de votre contexte) : le montant de budget géré, le nombre de personnes managées, le parc informatique que vous suivez, le nombre de ventes ou CA annuel, etc. Bref, des illustrations qui permettent de donner l’envergure de vos fonctions ou de vos résultats.

Pour répondre à la question « est-ce nécessaire d’inclure toutes ses expériences ? », la réponse est plutôt oui, mais en étant sélectif sur les informations : à mesure que l’on progresse dans sa carrière, il n’est plus nécessaire d’inclure les stages de fin d’études, les jobs d’été, les premiers CDD… Si, en début de vie professionnelle, vous avez effectué des missions d’intérim sur plusieurs années, vous pouvez les regrouper.

Conseil : surtout, sélectionner les informations que vous présentez dans vos expériences professionnelles, choisissez les termes les plus adaptés pour présenter vos expériences professionnelles. J’insiste, c’est parfois difficile de synthétiser des années d’expérience professionnelle, mais souvent il vaut mieux trois lignes bien écrites que trop d’informations sans lien avec le poste pour lequel vous candidatez.

On ne devrait pas toujours parler de CV au singulier. En effet, lorsque l’on candidate, même si l’on cible un seul type de poste (ce qui n’est d’ailleurs pas toujours le cas), il y a souvent des informations à ajuster en fonction du poste auquel on candidate. Mieux valoriser telle formation, ou ajouter des informations sur telle expérience, sont des modifications qu’il ne faut pas hésiter à faire pour répondre au plus près aux besoins du poste.

On adapte, on adapte… Un CV répond à une recherche d’emploi spécifique, chaque candidature nécessite un minimum d’ajustement en règle générale. Alors pensez à adapter le titre de votre CV, la présentation de vos expériences et compétences si vous avez mis un bloc compétences.

Choisissez un CV facile à lire sur la forme, de manière à ce que les informations importantes sautent aux yeux du recruteur.

Courage courage… Certains prédisent la fin du CV, certains recruteurs en sont déjà là, mais pour l’instant ce n’est pas la norme. Alors, on prépare son meilleur CV, celui dont on est avant tout fier, qui nous ressemble et que l’on a envie de faire circuler.

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Les meilleurs sites d’offres d’emplois pour la fonction publique

Vous êtes fonctionnaire en poste et êtes en recherche d’une mobilité ? Ou vous n’êtes pas encore agent public mais cela vous titille ? Pour des offres d’emploi à portée de main, suivez le guide pour trouver vite et bien les meilleures annonces…

Choisir le service public

https://choisirleservicepublic.gouv.fr/

Ayant récemment succédé au site « Place de l’Emploi public », qui avait lui-même succédé à l’ancienne BIEP (pour les plus anciens…), ce site a vocation à regrouper les annonces des trois fonctions publiques (Etat, hospitalière, territoriale).

Emploi territorial

https://www.emploi-territorial.fr/

Mon site chouchou vu que je viens de la territoriale, et que ce site est très lisible. N’hésitez pas par contre à utiliser la recherche avancée et à effectuer vos recherches par catégorie (A, B, C), filière et famille de métiers.

La fonction publique hospitalière

La fédération hospitalière française : https://www.fhf.fr/

Contrairement à des idées reçues, vous pouvez trouver des offres d’emploi du secteur public sur d’autres sites que les sites spécialisés, même si vous risquez de croiser les mêmes annonces.

Indeed

https://fr.indeed.com/

Devenu incontournable pour une recherche d’emploi, Indeed fonctionne comme un moteur de recherche, et il agrège dans ses résultats les annonces provenant d’autres sites, en complément des annonces directement postés sur Indeed.

Outre son rôle de réseau social professionnel, LinkedIn est aujourd’hui un incontournable de la recherche d’emploi. Vous pouvez accéder à de nombreuses offres d’emplois, et le secteur public utilise largement LinkedIn.

Projet professionnel

Comment définir son projet professionnel ?

Vous êtes en plein questionnement sur votre projet professionnel et ne savez pas par quel bout commencer ?

Alors suivez le guide et découvrez les étapes clés pour définir et mettre en œuvre votre projet.

Pour bien travailler son projet professionnel, il est bon de s’accorder le temps de l’introspection, de la réflexion, de la revisite de son parcours, de ses satisfactions et de ses frustrations, et cheminer vers une bonne compréhension de soi.

Pourquoi est-ce important d’en passer par là ? Parce qu’un choix d’orientation va répondre à un ensemble de besoins qu’il est nécessaire d’identifier, et qui, en outre, ne sont pas toujours conscients. Afin de limiter les risques de déception, il est utile de prendre conscience au maximum de ses besoins, ses motivations, et des éventuels parasitages, venant de son histoire personnelle et professionnelle, qui peuvent impacter nos décisions et nos actions.

Les principaux points sur lesquels prendre le temps de travailler dans cette phase :

1- Comprendre son désir de changement

Qu’est-ce que vous amène, là, maintenant, à vous questionner sur votre avenir professionnel ? Qu’est-ce qui ne convient plus dans votre situation actuelle ? Si vous pouviez changer des éléments de votre situation actuelle, quels seraient-ils ? Qu’est ce qui est devenu inconfortable ? Qu’aimeriez-vous idéalement à la place ?

Il est important de faire le point sur ce qui motive votre questionnement, ce qui ne vous convient plus, et ce qui a priori vous manque dans votre situation actuelle pour être satisfait(e). A l’origine d’un changement on trouve toujours un manque, des besoins non assouvis, voire des douleurs à transformer.

2 – Se réapproprier son parcours

Reprendre le déroulé de son parcours professionnel, les raisons pour lesquelles on s’est orienté dans telle ou telle voie, pourquoi on a changé de poste, et faire le point sur ce qui nous a rendu fier ou au contraire ce qui nous a laissé un goût amer, sont autant d’éléments du parcours à reprendre.

Quel intérêt ? Il est à la fois utile de ré-objectiver son parcours, comprendre ce qui nous a guidé dans nos choix et ce qui a pu parfois nous orienter sur de mauvais choix, identifier les éventuels schémas répétitifs… Refaire le film de son parcours permet parfois aussi d’identifier des vocations contrariées, des choix contraints… Enfin, cela permet souvent de se reconnecter avec la dynamique d’ensemble de notre parcours, et de se rendre compte que tout cela a globalement du sens, même quand on est dans une période de doute. Cela permet aussi de repérer ce qui nous a rendu fier ou satisfait, puis de comprendre les raisons de cette satisfaction.

A l’issue de ce travail de reprise de votre parcours, vous arriverez à mieux vous dire « et maintenant, j’en suis là, voilà ce avec quoi je me suis construit professionnellement, voilà ce que j’ai envie d’emmener avec moi pour la suite et ce que je veux maintenant laisser derrière moi ». Vous aurez déjà repérer également des sources de motivation et d’éventuels centres d’intérêts. Vous aurez peut-être repérer aussi des types de situation qui ne vous conviennent pas et les raisons pour lesquelles cela ne vous convient pas.

3 – Faire le point sur sa personnalité et sur qui on a envie de devenir

Se connaître, savoir qui l’on est, ça peut parfois être le travail d’une vie ! D’autant que nous évoluons et que la vie nous amène souvent à évoluer vers d’autres versions de nous-mêmes.

Mais nous savons malgré tout quels sont nos principaux traits de caractère, notre tempérament. N’hésitez pas à prendre le temps de vous questionner sur les termes qui vous définissent.

Quand vous bénéficiez d’un accompagnement, vous pouvez bénéficier de différentes approches pour vous aider à nommer ce qui vous caractérise ou pour partir à la (re)découverte de vous-même. Souvent vous pouvez passer des tests de personnalité, ou bénéficiez de questionnements et d’exercices vous permettant de poser des mots sur qui vous êtes. Dans les deux cas, ce qui compte, c’est de pouvoir comprendre et verbaliser qui vous pensez être, sur le plan de la personnalité.

Qu’est ce qui vous caractérise le plus ? Quels sont les traits de caractère que vous aimez le plus chez vous, dont vous êtes fiers, ou dont vous vous amusez ? Quels sont ceux qui vous gênent, vous encombrent ? Y en a-t-il que vous aimeriez voir évoluer ?

Y a-t-il également des comportements qui vous sont naturels ? Savoir aller vers les autres ? Mettre en confiance ? Organiser ? Imaginer ?

Ces questions sont là pour vous aider à prendre conscience de qui vous êtes, afin que vos choix d’orientation s’accordent le mieux avec vos aptitudes les plus naturelles, mais aussi qu’ils puissent éventuellement s’aligner avec un souhait d’évolution plus personnelle.

4 – Identifier ses motivations et ses centres d’intérêts

Les motivations : ce qui nous donne envie de nous mettre en marche, de nous lever le matin, et qui donne sens aux actions que nous menons.

Les centres d’intérêts (personnels et professionnels) : ce que nous aimons faire en terme d’activité (lire, analyser, dessiner, enseigner…), ce qui nous intéresse comme domaine (la danse, l’environnement, le service public, le jardin…), pratiques ou métiers.

Ces définitions une fois posées, vous pouvez les aborder ainsi :

  • Les motivations : deux catégories de question permettent de les aborder. D’une part, demandez-vous « à quoi ai-je envie de Servir / à quoi ai-je envie que mes actions Servent » : je mets un grand S pour souligner que nous ne sommes pas ici dans une notion de servitude, mais dans une notion de contribution à quelque chose. Exemple : « je veux contribuer à l’amélioration des habitations », « je veux accompagner des personnes dans leur bien-être », etc. D’autre part, vous devez aussi vous demander : « qu’est-ce que mon activité doit m’apporter? « . Exemple : votre activité peut vous apporter de l’argent, du challenge, le sentiment d’appartenir à une équipe, de l’indépendance, etc.
  • Les intérêts personnels et professionnels : n’hésitez pas à faire des listes, ou à vous noter n’importe comment tous les mots qui vous viennent à l’esprit sur ce qui vous intéresse. De nombreuses activités ou tests peuvent aussi vous être proposés dans un accompagnement, ou vous en trouverez également sur internet.

5 – Analyser ses compétences

A ce stade il n’est pas toujours utile de faire le point sur ses compétences avant d’avoir établi vers quoi on a envie d’aller, cela va vraiment dépendre de votre besoin. Pour certains, cela va contribuer à se rassurer ou à se réapproprier son parcours. Pour d’autres, le besoin essentiel est plutôt dégager de nouvelles perspectives et le travail sur les compétences peut venir ultérieurement dans le travail sur le projet.

Pour ma part, ma pratique d’accompagnement a évolué au fil des années sur ce sujet. J’ai tendance à proposer l’analyse des compétences dans le cadre de la connaissance de soi, mais pour certains, comme je l’évoquais plus haut, cela ne prend pas sens car ils ont avant tout besoin de projeter des possibilités d’évolution et ils travailleront sur leurs compétences surtout pour identifier celles qui sont requises pour leur projet.

Pour faire le point sur ses compétences, la méthode est de reprendre ses différents postes occupés et de vous poser deux questions à chaque fois : « qu »ai-je mobilisé comme compétences pour réaliser mes missions dans ce poste ? » et « qu’est-ce que j’ai appris quand j’occupais ce poste ? ».

Dans les compétences, il est utile d’identifier ce qui est propre à votre secteur d’activité (exemple : réparer un évier, proposer des activités éducatives…) et ce qui est plus transversal (piloter un projet, conduire une réunion, renseigner et orienter…).

6 – Faire la synthèse des points 1 à 5

Au fil du travail effectué sur ses premières étapes, certaines récurrences voire certaines évidences vont émerger, et vont vous permettre de fixer : à quoi vous avez envie de vous consacrer (au sens large, sans forcément avoir à ce stade d’idées précises de secteurs ou métiers), ce qui compte pour vous, quels sont vos besoins par rapport à votre travail, qu’est-ce que vous en attendez.

Dans une réflexion sur le projet professionnel, certains vivent bien sûr des sortes de révélations. Mais ce n’est pas le plus fréquent, bien au contraire ! Souvent, il faut prendre le temps de cheminer pour identifier des idées d’évolution, les creuser, et finir par aboutir à un projet viable.

Et ne vous y trompez pas ! Ce n’est pas parce que vous avez une idée que le travail est fini. Au contraire, cette deuxième phase a pour objectif de transformer des vagues idées en vrai projet, et pour cela, il va falloir chercher de l’information, se confronter au réel, et prendre des décisions…

1 – Faire émerger des idées de postes, de métiers ou secteurs d’activités

Une fois que l’on a fait le point sur soi, ses envies, ce que l’on emmène dans sa valise pour la suite, reste à définir où l’on va…

Parfois, à l’issue de la première phase et de sa synthèse, vous aurez déjà identifié des fonctions ou domaines qui vous intéressent et vous allez pouvoir les investiguer (voir le point suivant).

D’autres fois, il est possible qu’il n’y ait pas encore d’idées de secteurs ou de métiers qui s’associent spontanément à vos aspirations et à vos besoins. Dans ce cas, vous allez pouvoir chercher des idées dans des outils comme des répertoires des métiers.

Pour ceux qui n’ont aucune idée, j’aime beaucoup le site du CIDJ https://www.cidj.com/orientation-metiers , et son entrée « Métiers par centre d’intérêts », qui permet de faire émerger des idées sans se soucier du secteur dans lequel on a envie de travailler.

Si vous avez passé des tests dans le cadre d’un accompagnement, certains de ces outils peuvent vous suggérer des listes de métiers qui peuvent vous donner des idées de jobs à creuser.

Dans mes accompagnements, à ce stade, les personnes ont en général plusieurs idées à creuser, qui peuvent concerner des secteurs très variés ou comporter des notions parfois floues.

2 – Creuser ses idées et les confronter au réel

Comment allez-vous pouvoir passer de l’idée au projet ?

Tout simplement de la même manière que vous préparez un voyage ou un achat important. Depuis vos premières idées et envies, mêmes très vagues, vous allez chercher de l’information pour clarifier, comprendre, et progressivement faire des choix éclairés.

Parfois, quelques recherches suffisent pour se rendre compte qu’un métier ne correspond pas à l’idée que l’on s’en faisait, ou pour identifier beaucoup de contraintes dont on ne veut pas, ou encore que les voies d’accès sont très compliquées.

D’autres fois on est au contraire vite conforté sur son idée. Ou sinon on peut percevoir qu’on revient toujours sur une idée et qu’on n’a pas trop envie de regarder ailleurs.

Enfin, il y a les fois où, en se renseignant sur un métier, on en découvre un autre, ou une autre manière de l’exercer, ce qui ouvre alors un autre champ des possibles… Dans cette phase d’exploration des métiers et de recherche d’informations, des portes vont se fermer mais d’autres s’ouvrir. Il ne faut pas faire cette phase trop vite, et il est important d’être dans un esprit d’ouverture.

Pour les métiers, les premières sources d’informations sont souvent :

  • des répertoires des métiers
  • des offres d’emplois : consulter des annonces rend plus concret ses pistes
  • des sites d’associations professionnelles

A l’issue de vos recherches, et pour les métiers qui vous intéressent, vous devriez être capable de répondre aux questions suivantes :

  • que fait-on concrètement dans ce métier ? quelles sont les différentes missions ?
  • à quoi ressemble une journée ou une semaine type de ce métier ?
  • avec qui et pour qui travaille-t-on ?
  • dans quelles conditions de travail ?
  • quelles sont les diplômes et les qualifications à avoir ?
  • quelles sont les compétences à développer ?
  • quels sont les débouchés dans ce métier ?

Si vous ne savez pas répondre à ces questions sur le métier ou le type de poste qui vous qui vous intéresse, attention, il vous faut certainement compléter vos recherches…

3 – Faire des choix

Progressivement, vos recherches vont vous amener à faire des choix. A l’issue d’une première phase d’exploration, il vous en faudra peut-être une seconde pendant laquelle vous compléterez encore vos informations et affinerez le choix de métiers ou d’orientation qui commence à se dessiner.

Puis vient le temps des rencontres… On appelle cette phase « l’enquête métier » dans un bilan de compétences. Il s’agit d’une phase où vous allez prendre contact avec des personnes qui exercent le métier ou les métiers qui restent sur votre liste resserrée. Ces rencontres vont vous permettre de donner corps aux informations que vous avez déjà récoltées. Si vous avez la possibilité de ce type d’entretien, profitez-en pour questionner un maximum les personnes sur leur propre parcours, ce qui les a motivées dans ce métier, ce qu’elles y aiment le plus et le moins, les compétences attendues, comment le métier évolue… Une question intéressante est de leur demander de vous décrire une journée ou une semaine type, cela rend le métier beaucoup plus concret. Il y a une part de subjectivité bien sûr dans ce qu’elles vous exprimeront, mais ces rencontres aident souvent ceux qui ont besoin de perceptions concrètes pour fonder leurs décisions. Ces rencontres ne sont pas indispensables pour tout le monde, mais pensez-y si vous sentez que vous tournez en rond dans vos recherches d’information.

4 – Construire les chemins et établir le plan d’action

Lorsque vous avez enfin identifié votre projet, que ce soit une évolution professionnelle, une reconversion, ou simplement un changement de poste, il vous faut construire le chemin pour aller vers ce projet, la passerelle entre votre situation actuelle et votre situation future.

S’il s’agit d’une évolution ou d’une reconversion, peut-être avez-vous besoin de vous former, pour acquérir de nouvelles compétences Lors de vos recherches, vous aurez travaillé à l’écart entre vos compétences actuelles et celles nécessaires pour votre projet. Et dans ce cas une formation peut être utile, voire indispensable. Prenez bien le temps pour choisir une formation, comparez les offres, vérifier les cursus qui sont vraiment utiles et pertinents. Parfois on imagine qu’il faut repartir à la conquête d’un master là où finalement votre parcours, bien valorisé, suffit à évoluer vers d’autres fonctions…

Le chemin peut aussi plus simplement nécessiter de refaire votre CV, votre profil LinkedIn, prendre des contacts pour faire un peu de réseautage… Pour ceux qui se destinent à un projet entrepreneurial, il va falloir préparer ce nouveau projet, identifier peut-être des personnes qui vous accompagneront dans cette nouvelle aventure, commencer à travailler la transition.

Il ne faut pas hésiter à écrire les prochaines étapes et établir un planning ou a minima des jalons. Cela vous permettra de vérifier que vous n’oubliez pas des étapes importantes. Cela motive, même inconsciemment, de se se mettre des dates limites.

Les freins au changement sont divers et viennent nous chercher à plusieurs niveaux : des questions pratiques que l’on avait omises, des ressentis complexes à gérer seul(e), de la procrastination…

Déjà, j’ai envie de dire que tout cela est bon signe, cela veut dire que vous avancez et que cela travaille un peu. Il va falloir par contre : ajuster si certaines questions n’avaient pas été suffisamment approfondies (le projet doit être réévalué dans son temps de réalisation par exemple, ou il faut prévoir des étapes supplémentaires) et prendre le temps, sur des sujets qui relèvent plutôt de vos ressentis, de comprendre en quoi cela vient vous tirailler, quel besoin cela vient exprimer sur lequel vous vous étiez peu penché auparavant… En ce qui me concerne, je sais que mes besoins de sécurité sont importants : cela ne veut pas dire que je ne peux pas avancer dans le changement, cela veut juste dire que je dois étudier comment je me sécurise et comment aussi je fais évoluer certains curseurs qui deviennent trop bloquants.

Quand c’est terminé, ça ne fait que commencer… Aller vers de nouvelles expériences professionnelles impliquent de rester ouvert, flexible et confiant en l’avenir. Peut-être l’expérience suivante ne conviendra pas complètement, alors il faudra encore changer et évoluer à nouveau. Pour d’autres, il y a aura des phases de doute, ou encore tout ira vite et bien mais cela peut donner un peu le vertige. Quand on change, on s’ajuste intérieurement et notre environnement s’ajuste aussi. De nouveaux équilibres doivent être trouvés. Ce qui compte, c’est de se nourrir de chaque expérience, toujours rester connecté à ses besoins et rester confiant dans sa capacité au changement.

Mélanie Grangé – Itinéa

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5 points essentiels à préparer pour un entretien de recrutement

Parce qu’aller à un entretien de recrutement sans se préparer, c’est un peu comme jouer au loto…

Parce qu’en fait il suffit de bien préparer quelques points clés pour marquer des points auprès du recruteur…

Voici quelques points essentiels à préparer avant de vous présenter à un entretien de recrutement.

S’il y a bien un point que vous pouvez préparer facilement, c’est la présentation de votre parcours. En effet, qui, à part vous, peut le mieux expliquer votre trajectoire, vos choix, vos réussites, vos éventuels échecs, vos réalisations…

Attention à ne pas partir dans un long monologue reprenant tout votre parcours sans sélectionner l’information pertinente à délivrer. Si vos premières années professionnelles n’ont pas grand chose à voir avec le poste pour lequel vous avez candidaté, faites rapide. Exemple : « Après des premiers postes dans le domaine commercial, j’ai choisi en 2010 de réorienter mon parcours dans l’événementiel ». Dans cet exemple, et si je candidate sur de l’événementiel, je n’ai pas de raisons de m’attarder sur mon premier parcours comme commercial.

Par contre, l’un de vos postes précédents est très similaire à celui auquel vous postulez, alors vous vous y arrêtez assez longuement pour expliquer ce que vous avez réalisé à ce poste, ce que vous y avez appris, et vous essayez de faire le lien avec les missions du poste auquel vous candidatez.

Attention, en sélectionnant l’information, à ne pas limiter votre parcours à un poste ou deux. Il faut seulement, comme pour le CV, savoir passer du temps ce qui représente des atouts pour le poste que vous convoitez. Le recruteur doit aussi comprendre la dynamique générale de votre parcours, ce qui vous a motivé à changer, à évoluer, etc.

Un déroulé chronologique de votre parcours est facile à suivre, à la fois pour vous et le recruteur. Attention juste (oui, je sais, je me répète) à sélectionner l’information, à passer vite sur ce qui n’a pas d’intérêt pour votre recruteur et à vous attarder sur ce qui peut être utile pour lui.

Dites-vous également que, si un point a interpelé le recruteur, il y reviendra par ses questions. Mais il est important aussi de lui donner suffisamment de matière à questionner…

Petite méthode simple pour valoriser vos expériences professionnelles les plus significatives. Essayez pour les différents postes de préciser : quelle était la finalité/les objectifs de ce poste, vos principales missions, ce que vous y avez appris et/ ou les compétences que vous avez utilisées. S’il y a des réussites particulières sur les postes, n’hésitez pas à les mentionner.

Exemple : « sur ce poste, j’avais comme mission de garantir le bon fonctionnement du système d’information et d’accompagner les utilisateurs (objectifs principaux du poste). A ce titre, j’assurais la maintenance et la correction des logiciels, je contrôlais les données. Pour l’accompagnement des utilisateurs, j’ai eu l’occasion de construire des formations et de les animer (missions…), ce qui m’a beaucoup plus car (etc etc). Ce poste m’a permis de consolider mes acquis dans … » (motivations et acquis sur ce poste).

Autre partie qu’il faut savoir exprimer très clairement : vos motivations pour le poste, et au-delà ce que vous recherchez dans le changement que vous amorcez.

Vous devez être capable de répondre aux questions du type : « qu’est-ce qui vous amène à vouloir changer de poste ? » . « Pourquoi avoir candidater sur ce poste / dans notre structure ». Si vous séchez en lisant ces questions, alors prenez tout de suite le temps d’y travailler un peu.

Il y a souvent deux versants dans nos motivations :

  • d’une part nous souhaitons souvent quitter un poste ou une structure qui ne nous convient plus pour diverses raisons : on s’ennuie, on ne s’entend plus avec son responsable, on n’est plus en phase avec les objectifs. On peut aussi tout simplement sentir que l’entreprise ne va plus bien et qu’il vaut mieux partir. Ou bien on est tout bonnement licencié. D’autres peuvent être dans des situations qui les ont fragilisés personnellement (épuisement professionnel, relation très problématique avec la hiérarchie ou des collègues…)
  • d’autre part nous nous projetons dans un autre avenir dont nous attendons une situation positive : de nouvelles compétences, découvrir un nouvel environnement professionnel, s’orienter différemment, s’ouvrir de nouvelles perspectives. Une envie d’ailleurs…

Donc, vous avez plusieurs points à travailler sur vos motivations :

  • quelle est mon envie pour la suite de mon parcours ?
  • en quoi mon poste actuel ou mon employeur n’y correspond pas ?
  • en quoi le poste auquel je candidate y répond ?

Si vous êtes au clair sur ces points, vous saurez répondre aux différentes questions sur vos motivations : les questions de base évoquées plus haut « pourquoi vous candidatez sur ce poste ? chez nous ?) mais aussi les objections (« vous me dites que vous cherchez telle chose mais je sais que votre entreprise a justement un projet de développement à ce sujet, alors je ne comprend pas ».)

Les candidats sont parfois gênés dans l’expression de leurs motivations lorsqu’ils sont dans une situation qu’ils vivent difficilement. Licencié depuis plusieurs mois (on a juste envie de répondre qu’on cherche à travailler à nouveau), ou en guerre totale avec son chef (j’irai n’importe où pour ne plus bosser avec lui…). Il faut quand même réussir à indiquer ce que vous recherchez pour l’avenir et en quoi l’entreprise auprès de laquelle vous candidatez y correspond. Donc ne faites pas l’impasse.

J’ai aussi souvent accompagné des personnes qui avaient traversé ou était encore dans une période déstabilisante, avec des arrêts de travail à cause de la charge de travail ou un climat de travail délétère. Ces périodes peuvent abîmer la confiance en soi et rendre plus sensible aux émotions. L’entretien de recrutement inquiète souvent ces personnes pour qui, pourtant, il devient absolument nécessaire de bouger. Pour ces personnes, la préparation leur permettra justement de « rôder » leur discours, d’éviter les termes ou phrases qui viennent réactiver les émotions douloureuses. Cela permet aussi de commencer à se projeter dans une autre situation plus favorable.

Cela arrive encore de recevoir en entretien des candidats qui avouent ne pas connaître la structure et ne pas s’être renseigné avant de venir (et j’avoue avoir du mal à comprendre ça…).

Rassurez-vous tout d’abord : aucun recruteur n’attend de vous une compréhension parfaite de l’entreprise, une connaissance des chiffres d’affaires des 5 dernières années, etc.

Mais vous devez pouvoir apporter quelques éléments si l’on vous demande « Que connaissez-vous de notre entreprise / structure ». Le secteur d’activité, la taille de l’entreprise, si c’est une entreprise récente ou non, si l’entreprise communique sur des points spécifiques de son offre ou de sa stratégie : autant d’informations que vous trouverez en deux minutes sur le site de n’importe quelle entreprise communiquant sur internet.

Concernant le poste, les recruteurs les plus malins ne vous présenteront pas tout de suite le poste et ses attendus mais vous demanderont plutôt « Qu’avez retenu du descriptif du poste dans l’annonce / quelle est votre lecture de ce poste / des attentes ». Vous pouvez avoir l’annonce avec vous en entretien bien sûr, mais entraînez vous à résumer et commenter ce que vous avez compris du poste (les missions, les attentes, et les compétences qui semblent attendues sur ce poste). En fait on attend de vous que vous soyez en capacité de reformuler à votre manière le poste. Ne sous-estimez pas cet aspect, car la manière dont vous reformulez montre ce que vous avez vraiment compris du poste, et parfois, il arrive qu’on ait compris uniquement ce que l’on voulait… Dans ce cas, cette question permettra ensuite au recruteur de vous repréciser les attentes.

Pendant un entretien, le recruteur va aussi évidemment chercher à comprendre les compétences que vous avez à lui proposer pour le poste.

Donc, pour savoir répondre à toutes les questions qui tournent autour des compétences, soyez au clair sur : les compétences qui semblent attendues sur le poste, et celles dont vous disposez qui répondent à ces attentes. Peut-être identifiez-vous aussi d’autres compétences qui peuvent être pertinentes pour ce poste, n’hésitez pas à les valoriser en entretien.

Quand on présente ses compétences, il est toujours préférable de pouvoir les illustrer par un exemple. Ainsi, à une question comme « avez-vous déjà conduit des projets », enchaînez directement « oui, par exemple cette année j’ai conduit tel projet pour lequel j’ai établi le planning, construit et coordonné l’équipe projet, etc. ».

Pour évaluer les compétences, le recruteur va aussi vous poser des questions de mise en situation : soit des situations qu’il vous décrit et sur lesquelles il vous demande ce que vous feriez, soit des questions où il vous demande si vous avez déjà été confronté à telle situation et si oui comment vous avez géré.

Si vous avez, en amont de l’entretien, bien lu l’annonce, bien compris les compétences attendues, et réfléchit aux compétences que vous avez à proposer, vous saurez plus facilement répondre à toutes les questions autour de vos compétences.

Un entretien de recrutement, c’est avant tout une rencontre entre deux professionnels, qui ont chacun intérêt à ce que l’entretien se passe bien. Rappelez-vous toujours cela, ne serait-ce que pour faire baisser la pression.

Aussi, pour que vous passiez un moment dont vous ressortirez satisfait, même si ça n’aboutit pas, préparez votre entretien. Il n’y a rien de plus désagréable que de sentir qu’on est passé à côté et qu’on aurait pu faire mieux, dire plus de chose, etc.

Je vous rappelle quelques questions de base qui vous serviront de fil conducteur :

  • « parlez-moi de vous et de votre parcours »
  • « qu’est-ce qui vous a conduit à répondre à notre annonce »
  • « que connaissez-vous de notre entreprise »
  • « que pensez-vous apporter sur ce poste »
Projet professionnel

Reconversion, la fausse bonne idée ?

La reconversion est une idée tendance, encore davantage depuis la crise du COVID. Pris entre de nouvelles recherches d’équilibre de vie, de quête de sens, et de volonté de profiter des opportunités qu’offrent nos modèles économiques, de nombreux actifs s’interrogent sur l’intérêt de tout changer pour entamer une nouvelle vie professionnelle. La reconversion est-elle vraiment la bonne réponse à une situation insatisfaisante ?

Mais tout d’abord, derrière le terme de reconversion, de quoi parle-t-on ?

Pour ma part, reconversion = changement de métier. Il est important à mon sens, de clarifier cette idée. Lorsque l’on évolue sur un nouveau poste, ou que l’on prend des responsabilité dans sa filière professionnelle, nous sommes dans une évolution professionnelle ou un changement de poste : on dispose alors de compétences transférables pour aller sur cette évolution, même si des formations peuvent être utiles pour réussir dans ces nouvelles fonctions.

Quand on parle de reconversion, on envisage plutôt l’évolution sous forme de changement de métier : je suis administrative, je veux devenir paysagiste. Je suis boulanger et je veux devenir comptable. Même si l’on dispose de compétences, elles ne sont pas ou peu transposables dans le futur métier et elles ne sont pas suffisantes pour envisager occuper un poste dans ce nouveau métier, qui reste donc à apprendre.

Pourquoi l’idée de reconversion attire-t-elle autant ?

Au commencement, je vois l’idée de reconversion comme l’expression brûlante et forte de l’envie de changement, comme un jaillissement de nouveauté dans un quotidien professionnel (et parfois personnel) devenu monotone. La puissance de l’idée de reconversion vient cristalliser l’envie de changement et créer la promesse de nouveauté, elle vient acter qu’au fond un changement est nécessaire.

L’idée de reconversion vient cristalliser également un rêve : on s’imagine dans un vrai changement de vie, un déménagement, un autre rythme de vie et un quotidien professionnel complètement différent. Lassé(e) du travail dans son bureau et des transports en commun ? On s’imagine tenir un joli bar en bord de mer. Fatigué d’un travail en usine ? On rêve d’un métier en plein air, être son propre patron…

L’idée de reconversion, lorsqu’elle n’est encore qu’une vague idée, un premier mouvement, permet d’ouvrir une réflexion plus profonde et un champ des possibles.

Entre le rêve et la réalité, il existe tout un cheminement qui permet de creuser son envie de changement, les idées que l’on peut avoir, les possibilités, les limites et les risques aussi… C’est ce qui est travaillé lors d’un bilan de compétences ou d’un coaching carrière.

En travaillant à un projet de reconversion, il peut arriver plusieurs choses :

  • en étudiant ses besoins et son envie de changement, on peut se rendre compte que l’on aime toujours son métier, ou au moins son domaine d’activité, et que ce sont plutôt les conditions dans lesquelles on l’exerce qui posent problème : dans ce cas, la démarche sera plutôt celle d’un changement de poste, d’employeur, ou une évolution vers d’autres responsabilités ou un métier connexe au sien ;
  • on se heurte à la faisabilité du projet : en cheminant sur une démarche de reconversion, on peut s’apercevoir que le métier qui nous intéresse demande obligatoirement de reprendre des études longues et que notre situation personnelle ne peut nous permettre un tel investissement de temps et d’argent, ou n’est pas compatible avec une vie de famille. C’est malheureusement ce qui peut arriver.

Dans le premier cas, pas de souci puisque d’autres options sont trouvées sans trop de difficultés. Dans le second cas, il peut y avoir un premier temps déceptif, une sorte de deuil d’un rêve approché mais irréalisable. Pour autant, une seconde étape peut s’ouvrir dans votre réflexion : comment les attentes que vous portiez sur cette idée de reconversion peuvent s’incarner dans un domaine proche ou un métier similaire moins difficile à atteindre ? Quelles motivations se sont exprimées au travers de ce premier projet et comment pouvez-vous les nourrir dans d’autres secteurs ou d’autres types de fonctions ?

Du changement de poste à la reconversion, il y a de nombreuses possibilités pour concrétiser un changement professionnel.

Ce qui vous permettra de trouver les bons chemins, c’est d’identifier vos besoins et vos aspirations profondes. Il faut parfois passer par plusieurs étapes pour trouver la meilleure manière de les satisfaire. Les besoins et les aspirations peuvent aussi changer au fil du temps. Une reconversion envisagée peut parfois être reportée de plusieurs années car ce n’est pas le moment, et se révéler, le moment venu, le chemin qu’il faut enfin emprunter.

En tous cas, si vous vous engagez dans une réflexion sur votre évolution professionnelle, cheminez tranquillement sans a priori sur ce que vous ferez in fine ou non. Certains sentent très tôt qu’un changement radical sera la meilleure option, d’autres s’imaginent qu’ils veulent un tel changement mais se rendent compte progressivement que d’autres possibilités répondront très bien voire mieux à leurs aspirations professionnelles et personnelles. D’autres enfin imaginent vouloir juste changer de poste et finiront très vite par s’orienter complètement différemment… Alors, ce qui compte, c’est de commencer le chemin…

Projet professionnel

Choisir la bonne formation pour son projet professionnel

Pour de nombreuses personnes que j’accompagne, lorsque le projet d’évolution ou de reconversion professionnelle se dessine, se pose alors la question de trouver la bonne formation pour son projet, celle qui à la fois est gérable en terme de temps, est finançable, et va être la plus adaptée à son projet.

Vous devez au départ vous demander ce que vous attendez d’une formation et ce que sera votre objectif à l’issue de la formation.

En effet, sur le marché de la formation professionnelle, vous trouverez :

  • des formations, courtes ou non, vous proposant du contenu mais pas de certification à la fin. Il n’y a pas d’évaluation de votre niveau acquis en fin de formation, vous recevrez uniquement une attestation de suivi de la formation. Cela n’empêche pas de bénéficier d’une formation de qualité, qui vous apportera des compétences, mais vous n’aurez pas de « certification » à valoriser ensuite.
  • des formations aux certifications « maison », c’est-à-dire propre à l’organisme de formation : l’organisme s’astreint à un processus d’évaluation en cours et surtout à la fin de la formation, validant ainsi vos acquis, mais la pertinence de la certification délivrée n’est évaluée par aucun autre organisme extérieur.
  • les diplômes, titres professionnels et certifications inscrits au Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP) et les certifications inscrites au Répertoire Spécifique (RS) : ces formations répondent à des processus d’élaboration et d’évaluation spécifiques, et sont reconnues au niveau national dans ces deux répertoires que vous pouvez consulter sur le site de France Compétences : https://www.francecompetences.fr/recherche_certificationprofessionnelle/.

Ainsi, vous devez identifier si vous avez besoin, pour votre projet, d’un diplôme ou d’une certification reconnue, ou si vous avez uniquement besoin de développer de nouvelles compétences. Une formation certifiante ou un diplôme sont un plus sur le marché de l’emploi, et s’avère souvent nécessaire dans le cas d’un projet de reconversion. Pour autant, si vous avez déjà dans votre CV des arguments à valoriser pour votre projet s’il s’inscrit plutôt dans une évolution professionnelle, une formation même sans certification peut suffire.

On souhaite en général suivre une formation pour développer des compétences que l’on pourra ensuite proposer sur le marché de l’emploi. Donc, s’attarder sur les contenus des formations proposées est indispensable.

Lorsque vous avez défini votre projet, vous avez sans doute réalisé des recherches et enquêtes métiers, qui vous ont permis d’identifier quelles compétences et formations sont attendues pour exercer le métier que vous visez dans votre projet. Si vous n’avez pas fait cette étape (analyse de référentiel métier et d’annonces, rencontres de professionnels dans le secteur), arrêtez-vous temporairement pour la réaliser !! Cela vous permettra ensuite d’évaluer si le contenu des formations que vous consultez répondent bien à ce que recherchent les employeurs dans ce domaine.

Les modalités de formation sont également un point à regarder. Notamment, si la formation amène à la réalisation de cas pratiques ou projets réels (formation action / pédagogie par projet), ou encore mieux si la formation permet d’effectuer des stages, cela vous permettra une première pratique professionnelle. Clairement, les stages ont une vraie plus-value sur le CV ensuite, notamment pour les reconversions professionnelles.

N’hésitez pas à vérifier les taux de satisfaction et les retours de précédents stagiaires, pour avoir des avis sur les formations que vous avez repérées. Par exemple, sur le site de Pôle Emploi, de nombreuses formations sont référencées et comportent des avis d’anciens stagiaires : https://candidat.pole-emploi.fr/formations/recherche?range=0-9&tri=0. Idem sur la plateforme du CPF. Même sans ces plateformes, une recherche google pourra vous apporter des avis sur des formations identifiées.

Pour le financement, tout dépendra de votre statut (salarié, fonctionnaire, demandeur d’emploi, travailleurs handicapés…). Si le CPF est l’outil roi à mobiliser pour financer un projet de formation en lien avec un projet d’évolution professionnelle, d’autres sources de financement peuvent parfois être déclenchées selon votre statut. Vous pouvez également auto-financer tout ou partie de votre formation, selon vos ressources. Dans ce cas, vous pouvez tenter une négociation avec l’organisme de formation, pour au moins bénéficier d’une petite remise. Des organismes ou écoles proposent également des tarifs différents selon si vous êtes en auto-financement ou si vous bénéficiez d’une prise en charge.

Un point de vigilance concernant le CPF : toutes les formations ne sont pas éligibles. L’information est en général présente sur les sites de présentation des formations, mais vous pouvez aussi vérifier sur le moteur de recherche de la plateforme CPF : https://www.moncompteformation.gouv.fr/espace-prive/html/#/formation/recherche

Pour les agents de fonction publique, attention, vous ne pouvez mobiliser par vous-même votre CPF depuis la plateforme. Votre financement CPF passera obligatoirement par votre employeur.

Autre point important : ne pas négligez le temps que vous devrez consacrer à votre formation ! Il y a le temps prévu en formation, mais aussi le temps que vous allez avoir envie ou besoin de consacrer à approfondir les notions vus en cours, des travaux personnels à effectuer, etc. Entre les impératifs professionnels et la vie personnelle, attention à ne pas sous-estimer l’engagement que représente une formation, surtout si elle dure plusieurs mois.

Au final, le choix d’une formation se fait souvent lorsque l’on trouve un point d’équilibre entre : le coût de la formation, le temps à consacrer, ce qu’elle apportera à son profil professionnel. On rêve parfois de telle ou telle formation qui semble être la voie royale ou la plus reconnue pour atteindre les métiers qu’on souhaite exercer à l’avenir. Mais si cette formation n’est pas atteignable pour des raisons de coût, de temps, ou même de pré-requis, il faut savoir réajuster ses attentes et trouver justement le point d’équilibre que j’évoquais plus haut. Ne tournez pas le dos à votre projet au prétexte que la formation phare n’est pas accessible, sachez vous adapter avec les cartes dont vous disposez.

recherche d'emploi

4 conseils pour réussir votre recherche d’emploi

Etes-vous dans cette situation où vous avez l’impression de multiplier les candidatures pour des postes sans résultats ? Il arrive que l’on puisse s’épuiser dans des candidatures sans jamais en voir la fin…

Bien sûr, je ne vais pas parler ici des causes qui vous sont extérieures. Lorsque l’on se positionne sur un secteur où la concurrence est nombreuse, ou sur un secteur où les offres sont rares, trouver le job qui nous convient peut prendre du temps.

Il y a cependant des points à vérifier en tant que candidat, pour valider si oui ou non vous êtes au maximum de vos possibilités dans vos candidatures ou si vous pouvez encore améliorer vos outils et votre stratégie.

Petit tour d’horizon des points à vérifier.

Quand on se lance dans une recherche d’emploi, il faut de préférence avoir une stratégie alignée avec nos envies (ou besoins, car on ne cherche pas du travail juste pour se faire plaisir…) et nos compétences. Est-ce que j’ai réfléchi à ce dont j’ai vraiment envie ? Est-ce que les postes que je vise correspondent à mes motivations de fond ? Et est-ce que, pour ces postes, j’ai des compétences à proposer ?

Passons maintenant aux outils de candidature. Premier point à vérifier dans vos outils, l’efficacité de votre CV. Qu’est-ce que j’appelle un CV efficace ? Tout simplement un CV qui vous permet d’être contacté par des recruteurs et d’être reçu en entretien.

Les points à vérifier sur votre CV :

  • comprend-on rapidement votre positionnement ? : n’oubliez pas de mettre un titre à votre CV (« responsable marketing », « commercial », « chargé d’opérations voirie »), cela vous positionne tout de suite.
  • vos expériences sont-elles compréhensibles ? : dates, employeurs, intitulés de poste, illustrations de missions et de réalisations pour les différents postes. Il faut savoir sélectionner le contenu que vous présentez pour vos différents postes. Ne mettez pas trop de contenus sur des postes qui n’ont rien à voir avec celui auquel vous candidatez. Valorisez les postes qui à l’opposé viennent servir votre candidature.
  • Le CV est-il facile à lire ? : veillez à garder un CV aéré, à utiliser les couleurs à bon escient (police des titres ou surlignement des titres par exemple)
  • Est-ce que vous adaptez votre CV à vos différentes candidatures ? Il est important d’adapter les contenus et le titre du CV aux différents postes auxquels vous candidatez, car, selon le poste auquel vous candidatez, vous mettrez en avant certains contenus et pas d’autres, selon ce que le recruteur semble chercher quand on lit l’annonce.

Je ne vais pas m’attarder sur la lettre de motivation ou le mail de motivation qui accompagnent votre CV, j’y consacrerai un prochain article. Veillez surtout à ce qu’ils ne vous desservent pas !! Pas de fautes d’orthographe, pas de phrases à rallonge et peu compréhensibles, pas d’erreurs sur le nom ou les informations relatives à l’employeur ! Si déjà vous évitez ces écueils, vous éviterez que votre CV soit décrédibilisé par une mauvaise lettre.

A sa lecture, on doit aussi comprendre pourquoi vous candidatez à ce poste, donc vos motivations et ce que vous pouvez apporter en terme de compétences et qualités doit être exprimé clairement. Il faut savoir synthétiser ce que vous dites, vous ne pouvez pas entrer dans tout un descriptif détaillé de votre dernier poste ou de votre expérience. Une fois encore, on sélectionne l’information pertinente par rapport à ce que l’on peut comprendre du besoin du recruteur.

Peut-être avez-vous déjà passé plusieurs entretiens de recrutement et que tous sont se révélés infructueux.

Quelques points à vérifier sur votre manière d’envisager l’entretien de recrutement :

  • Préparez-vous vos entretiens de recrutement ? : Je reçois souvent des personnes qui sont allées en entretien sans s’être préparées. Résultat : difficulté à répondre aux questions, stress et malaise, manque d’efficacité pour convaincre… Les quatre points principaux à préparer en amont : vos motivations, la manière de présenter votre parcours, votre compréhension du poste à pourvoir (qu’avez-vous compris de l’annonce et que savez-vous de l’entreprise ?), vos compétences et autres atouts que vous pouvez valoriser pour le poste. Si déjà vous préparez ces quatre points, vous mettrez beaucoup de chance de votre côté.
  • Savez-vous gérer votre stress ? : nous ne sommes pas tous égaux dans la prise de parole, certains sont très à l’aise, d’autres très inhibés. Les « très inhibés » ou ceux ayant du mal à gérer leur stress ne doivent pas hésiter à faire à haute voix leur préparation d’entretien, à la faire devant un miroir, pour prendre de l’assurance et s’habituer à parler d’eux.

Quoi qu’il arrive, ne perdez pas espoir !! Une recherche d’emploi est un chemin, plus ou moins long selon le profil de chacun, la recherche de chacun et les moyens que l’on met en oeuvre pour y arriver.

Réfléchissez bien aux objectifs que vous souhaitez atteindre. Plus vos objectifs seront clairs, plus vous vous serez préparés pour les atteindre, et plus vous aurez de chance d’aboutir dans votre démarche.

Une recherche d’emploi dépend bien sûr de l’état du marché de l’emploi et de la concurrence à laquelle vous faites face, et vous ne pouvez pas agir directement sur ces deux points. Mais vous pouvez agir sur tous les autres points évoqués dans cet article, alors…